Éphéméride // Janvier 1919 : les Américains quittent le Cap Ferret

hydravion américain de la première guerre mondiale sur l'eau

En 1918, près de 300 matelots de l’US Navy érigent une base pour hydravions sur la côte française, un projet ambitieux visant à localiser et neutraliser les redoutables sous-marins allemands qui terrorisaient les routes maritimes. Leur objectif est clair : lutter contre les attaques dévastatrices des U-Boat, qui avaient déjà fait de nombreuses victimes parmi les navires marchands. L’année précédente, un groupe de neuf bateaux marchands espagnols avait subi une embuscade particulièrement meurtrière, orchestrée par le sous-marin allemand UC 65. Cette attaque, qui fit sombrer quatre navires et entraîna la mort d’environ 50 marins, eut des répercussions profondes sur la politique internationale et contribua, entre autres facteurs, à l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre Mondiale.

Sous le commandement du général John Pershing, chef de l’American Expeditionary Force, les troupes américaines débarquent sur la presqu’île du Cap Ferret. Leur mission : surveiller les côtes françaises, repérer les sous-marins ennemis et pilonner leur position avec des frappes aériennes. En parallèle, les forces armées françaises, déjà présentes, avaient commencé à établir une base de surveillance aérienne. Cependant, c’est avec l’arrivée des Américains que cette base prend véritablement de l’ampleur. Les États-Unis y doublent l’espace disponible, y ajoutant deux grands hangars destinés à stocker leurs hydravions, ainsi qu’une infirmerie, un groupe électrogène pour assurer l’autonomie de la base, des baraquements pour les soldats et un château d’eau pour répondre aux besoins en eau potable.

Une des particularités de cette base est l’usage des pigeons voyageurs, employés pour assurer la liaison avec les hydravions en mission. Deux pigeonniers sont ainsi construits pour abriter ces messagers ailés, essentiels dans un contexte où les communications étaient encore largement tributaires des télégrammes et des courriers rapides. Durant leur présence sur la Presqu’île, les Américains mènent 106 patrouilles aériennes, notamment pour repérer les sous-marins ennemis. Bien qu’aucun sous-marin ne soit directement attaqué, leur simple présence a sans doute joué un rôle décisif en dissuadant les U-Boat de s’aventurer dans cette zone stratégique.

Quelques mois après la signature de l’Armistice, la guerre touche à sa fin et les forces américaines, ayant accompli leur mission, quittent la plage. Cependant, cet endroit n’était pas encore connu sous son nom actuel. Ce n’est qu’après leur départ que la zone prendra officiellement le nom de « Plage des Américains », en hommage à leur contribution durant ce chapitre crucial de l’histoire de la Première Guerre Mondiale. Les vestiges de cette base, aujourd’hui disparus, rappellent la coopération entre les armées alliées et le rôle stratégique joué par la Presqu’île dans la lutte contre les forces sous-marines ennemies.

Article de Isabelle Antonutti, Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch

Crédit image : domaine public, source : U.S. National Archives and Records Administration

Hippocampus obtient une certification internationale

l'équipe d'hippocampus réunie devant l'office de toursime

Hippocampus obtient la certification internationale ISO 20121 : un engagement concret en faveur d’un territoire durable et responsable

Hippocampus, l’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) de La Teste de Buch, qui gère les activités de tourisme, de commerce et d’événementiel, annonce l’obtention de la norme ISO 20121. Cette certification internationale, dédiée à la gestion durable des événements récompense un engagement en faveur d’un développement responsable du territoire testerin.

L’obtention de la certification ISO 20121 illustre notre engagement à conjuguer attractivité, développement économique et responsabilité sociétale. Nous souhaitons faire de La Teste-de-Buch un territoire durable, tout en préservant son patrimoine naturel et en soutenant les acteurs locaux »

Patrick Davet, Maire de La Teste de Buch – Président Hippocampus.

Le Marché de La Teste, pionnier dans la certification ISO 20121

L’obtention de cette certification marque une première historique : le Marché de La Teste devient la première halle de France, avec son marché extérieur quotidien, à recevoir cette distinction. des démarches ont été entreprises telles que :

  • Une maîtrise des consommations de fluides, limitant l’impact énergétique.
  • Une gestion optimisée des déchets, favorisant tri et recyclage.
  • Une volonté d’optimiser l’accessibilité pour tous, avec des infrastructures adaptées aux personnes en situation de handicap.

Toute l’actualité de la ville de La Teste de Buch sur ce lien -> https://tvba.fr/communes/la-teste-de-buch/

Le club de billard d’Andernos qualifié pour le championnat de France

4 hommes en rang face à l'objectif, habillés avec des polos bleus. Au premier plan, un billard bleu et 3 boules au centre

Après son éclatante victoire contre Blois, l’équipe de division 2 aux 3 bandes d’Andernos s’est qualifiée pour la finale du championnat de France qui se déroulera à Gravelines le dernier week-end de juin.

La relève andernosienne est assurée car la moyenne d’âge de l’équipe était de moins de 30 ans et s’est imposée 8 à 0 avec une moyenne générale de 1,217.

C’est Léo Dubernet qui réalise la meilleure partie en s’imposant 35 à 24 en 16 reprises soit 2,187 de moyenne. Ghani Refassi l’emporte 35 à 28 face à Richard Bitalis en 30 reprises, Thibaut Espada 34 à 10 en 31 reprises et Aléxis Rouaud 35 à 25 en 38 reprises. A l’issue des matchs de groupe, l’équipe andernosienne termine 2ème derrière Gravelines et tentera de décrocher un titre de champion de France au mois de juin.

Lège-Cap Ferret innove contre la submersion marine

Batardeaux gonflable déployés à l'entrée du cabane ostréicole en bois avec volets verts

Face au risque de submersion marine et à l’approche des grandes marées, la commune de Lège Cap Ferret teste de nouvelles mesures de lutte contre la submersion marine sur le domaine public.

  • 13 batardeaux gonflables et amovibles sont déployés cette semaine à Claouey. Les structures sont réalisées sur mesures pour s’adapter aux cabanes ostréicoles et sont mises à dispositions des ostréiculteurs du village qui en auront la gestion.

Ces équipements légers permettent de ne pas entraver le travail des professionnels tout en assurant une protection efficace des cabanes. Les « big bags » d’une tonne, utilisés ailleurs sur la commune, étant difficiles à mettre en place sur ces espaces.

  • Les big bags de sable restent mis en place sur les espaces particulièrement exposés : avenue Jean Bart à Claouey et au nord de la jetée de Grand Piquey. Des espaces identifiés comme étant des entrées d’eau importante lors de submersions.
  • des digues de sables sont encore créées avec des contrôles systématiques des agents du service plage pendant et après chaque marée. Elle sont rechargées si besoin, de jour comme de nuit.
  • des habitants et élus référents ont été identifiés dans chaque village pour être relais d’information et coordonner la distribution de sacs de sable.

Des mesures à moyen termes :

  • Réhausse des compteurs électriques les plus sensibles : négociation en cours avec Enedis.
  • Réfection de linéaires de perrés : travail en cours avec la DDTM.
  • Réhausse des cabanes ostréicoles dans certains secteurs les plus sensibles (Piraillan) : négociation en cours avec les services de l’Etat.

Pour rappel : il appartient aux propriétaires riverains d’assurer la protection de leurs biens contre la submersion. La mairie se tient à la disposition des habitants qui souhaiteraient s’informer sur les solutions innovantes déployées en matière de batardeaux.

Cabaret – Beau succès pour la troupe du BaRéKa à Gujan-Mestras

Baréka, le tout nouveau bar cabaret de Gujan

Ouvert depuis le 13 septembre dernier à Gujan-Mestras, le bar-cabaret BaRéKa a su trouver son public et s’étoffe en ce mois de février. Une présentatrice et une artiste circassienne (tissu aérien, mât chinois et pôle dance) viendront rejoindre la troupe

La compagnie de danse et de chant éponyme qui anime le lieu propose des spectacles de cabaret contemporain, heels et d’humour.

Un cabaret qui séduit un public grandissant

Depuis ses débuts improvisés devant une dizaine de personnes il y a quelques mois, la Troupe du BaréKa a su conquérir le cœur du public.

Les dernières représentations ont été de véritables succès : la salle était pleine à craquer, avec des spectateurs toujours plus nombreux à venir découvrir ce collectif d’artistes locaux Certains habitués ne manquent aucun rendez-vous, et l’engouement s’étend bien au-delà de Gujan-Mestras !

troupe du BaRéKa

Avec son système de sortie au chapeau, la troupe cabaret du BaRéKa à Gujan-Mestras reste fidèle à sa volonté initiale : rendre l’art accessible à tous, et permettre à un large public de découvrir l’univers du cabaret.

Tout le programme du BaRéka sur ce lien

Notre reportage de septembre 2024

Quand la Testerine Elisabeth Sentuc racontait Auschwitz…

À l’occasion des 80 ans de la libération du camp d’Auschwitz, nous vous proposons de (re)découvrir le témoignage de la Testerine, Elisabeth Sentuc. Elle était la dernière rescapée girondine de la Shoah et s’est éteinte en octobre 2018 à Biganos. 

Née dans une famille juive de Transylvanie en 1923, cette survivante du ghetto de Cluj puis du camp d’extermination d’Auschwitz, a perdu la totalité de sa famille pendant la Seconde Guerre Mondiale. Seuls son frère et elle ont survécu. Mais la jeune rescapée trouvera sa revanche contre les nazis en donnant huit fois la vie. Elle était aussi la grand-mère de 16 petits enfants et l’arrière grand-mère de 17 arrière petits-enfants.

Elisabeth Sentuc, qui n’a jamais abandonné son judaïsme, a, par ailleurs, passé sa vie à témoigner « pour ceux qui n’ont pas eu la chance de survivre » et pour que jamais on oublie. Elle était notamment intervenu dans de nombreux établissements scolaires du Bassin et de Bordeaux, comme en novembre 2016 auprès des élèves de l’école de la Mosquée de Bordeaux. Intervention dont voici le témoignage vidéo…

Le littoral en vigilance ORANGE pour risque de vagues submersion ce mardi

vague

Le Préfet de Gironde annonce le passage en vigilance ORANGE du département de la Gironde pour risque de vagues submersion. Cette alerte est valable pour l’ensemble des communes du littoral (Verdon à Lège Cap-Ferret) du mardi 28 janvier 2025 de 00h à 6h00.

Les vagues puissantes d’Ouest générées par la tempête « HERMINIA » se propagent dans le Golfe de Gascogne.

Le pic de vagues est en phase avec la pleine mer de milieu de nuit de lundi à mardi : le déferlement de ces fortes vagues risque d’engendrer des submersions par franchissement de paquets de mer, avec un risque plus marqué au moment de la pleine mer, sur le littoral des départements de la Charente-Maritime aux Pyrénées Atlantiques, placés en vigilance vagues-submersion de niveau orange.

Conseils de comportement :

  • Tenez-vous informés de l’évolution de la situation en écoutant les informations diffusées dans les médias
  • Évitez de circuler en bord de mer à pied ou en voiture. Si nécessaire, circulez avec précaution à vitesse réduite et ne vous engagez pas sur les routes exposées à la houle ou déjà inondées.

Habitants du bord de mer ou le long d’un estuaire :

  • Fermez les portes, fenêtres et volets en front de mer
  • Protégez vos biens susceptibles d’être inondés ou emportés
  • Prévoyez des vivres et du matériel de secours
  • Surveillez la montée des eaux et tenez-vous informés

Plaisanciers :

  • Ne prenez pas la mer et ne pratiquez pas de sport nautique
  • Avant l’épisode, vérifiez l’amarrage de votre navire et du matériel à bord. Ne laissez rien à bord qui pourrait provoquer un accident

Professionnels de la mer :

  • Évitez de prendre la mer et soyez prudents si vous devez sortir
  • À bord portez vos équipements de sécurité (gilets)

Baigneurs, plongeurs, pêcheurs ou promeneurs :

  • Ne vous mettez pas à l’eau et ne vous baignez pas
  • Ne pratiquez pas d’activités nautiques de loisir
  • Soyez particulièrement vigilants, ne vous approchez pas du bord de l’eau même d’un point surélevé
  • Éloignez-vous des ouvrages exposés aux vagues (jetées portuaires, épis, fronts de mer).

J’ai testé pour vous : la fosse de plongée !

Deux personnes font de la plongée sous marine dans une piscine

Cette semaine, notre équipe renoue avec ses expériences en immersion : « J’ai testé pour vous »

Pour cette première émission de l’année, nous vous proposons de découvrir la fosse de plongée de la Teste.

800m3 d’eau et 20 mètres de profondeur pour s’entrainer à la plongée et l’apnée ou tout simplement pour expérimenter les premières sensations de plongée sous marine à l’occasion d’un baptême.

Rémy vous accueille quelque soit votre âge (8 ans minimum pour la plongée), et partage avec vous sa passion pour le grand bleu.

Plus d’information sur : https://www.piscinescobas.fr/stadenautiquedelatestedebuch/ Et par téléphone au 05 57 15 03 58

Éphéméride // C’était en janvier… l’hiver du résinier

carte postale ancienne : deux résiniers entaillent un pin

La récolte se termine par la « barrasque ». On gratte l’écorce du tronc d’un bout à l’autre afin de le faire tomber sur une toile, puis on le renverse dans des barriques. Ces résidus ne possèdent pas les qualités des gemmes antérieures pour faire une térébenthine de qualité. Les petits pots sont enlevés et récurés ; faute de cette précaution, les eaux de pluie pourraient geler et faire éclater le récipient.

Après avoir terminé son travail de récolte, le résinier range, nettoie, ajuste et affûte ses outils. Il consacre son hiver à une variété d’activités, telles que l’amélioration de son domicile, la réparation de ses meubles, le bûcheronnage et la préparation de bois de chauffage.

Avec sa femme, il réunit les copeaux de pin, appelés galipes ainsi que les pommes de pin ramassées un peu partout. Ils chargent le bourriquet et partent vendre ses allume-feux dans les villages voisins.

Sa femme se livre aussi à la fabrication de chandelles. Pour ce faire, elle emploie la cire, qui n’est pas de première qualité. Elle la fait fondre dans un chaudron de fer jusqu’à ébullition. Pendant la cuisson, elle déchire des morceaux de tissu usagé en fines bandes d’environ 30 à 40 centimètres de longueur. Elle les plonge plusieurs fois dans la résine bouillante pour obtenir une couche assez épaisse. Une fois que la substance a refroidi, mais reste souple, elle l’étale sur une surface plane et allongée, afin de créer aussi grossièrement que possible une bougie. La corde en toile se transforme en une mèche, fournissant une lueur suffisante pour éviter l’obscurité, même si les journées sont longues en hiver.

Le résinier garde un rythme de travail et dès la nuit venue, la famille soupe, et se couche jusqu’au lever du jour.

Article de Isabelle Antonutti, Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch

Toutes les infos sur le retour du mythique « Belem »

Trois-mâts le Belem

Le mythique trois-mâts le « Belem » sera de retour à Arcachon en 2025, 3 ans après sa première venue en 2022. Le navire est attendu dans le port arcachannais à l’occasion des 10 ans du salon nautique, les 18, 19, 20 et 21 avril.

Le Belem fera son arrivée la veille, le jeudi 17 avril en fin de journée, vers 18h. Il sera ensuite amaré au port d’Arcachon pendant 4 jours. L’occasion de le. visiter et de découvrir à son bord, la lanterne qui a transporté la flamme olympique de la Grèce à la France. Elle restera désormais symboliquement à bord du Belem pour faire perdurer l’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Classé monument historique en 1984, le Belem est le musée de la vie à bord d’un voilier au XIXe siècle. La visite va vous permettre de découvrir ses différents espaces de vie et de navigation, connaître son histoire plus que centenaire, comprendre la spécificité de son gréement à phares carrés et échanger avec des membres d’équipage.

Et aussi.. « La Belle Poule »

La Goélette « La Belle poule sera également présente à l’occasion du Salon Nautique.

Elle est le dernier bâtiment de la Marine Nationale à avoir servi dans les Forces navales françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale

Cette goélette, d’une longueur de 37.5 mètres et d’une voilure de 450m2,  a été construite en 1932 aux Chantiers navals de Normandie à Fécamp. Elle est la réplique des goélettes de Paimpol qui pêchaient la morue au large de l’Islande, d’où également, l’appellation de « goélette islandaise ».

Le tout nouvel observatoire de la réserve ornithologique est ouvert !

bassin au premier plan. A l'arrière plan : une cabane en bois avec des vitres qui donnent sur le bassin

Le tout nouveau bassin d’observation appelé la « drink station » ouvre à la réserve ornithologique du Teich. Cette installation permet d’observer et de photographier les passereaux à moins de cinq mètres, sans jamais les déranger.

Composée d’une discrète cabane, des vitres sans tain, un bac d’eau peu profond agrémenté d’un peu de végétation, la drink station a été imaginée et fabriquée par les élèves du Lycée de la Mer de Gujan-Mestras.

Au-delà des chances d’observation qu’elle offre aux visiteurs de la Réserve, la drink station rend service à la faune sauvage pendant les périodes difficiles. Elle sert de mangeoire en hiver et d’abreuvoir en été. Sa faible hauteur d’eau contribue à un rituel indispensable dans la vie quotidienne des oiseaux : le bain. Se baigner permet aux oiseaux de garder un plumage propre tout en se débarrassant de certains parasites.

De par sa configuration particulière et sa proximité avec la faune, la drink station doit respecter des règles plus strictes que les autres observatoires. Pour les animaux et pour le confort d’observation, le calme et le silence doivent y être rois.

Crédit images : @ro_teich