Histoire du Bassin : en 1809… plus de 10 moulins sur le Bassin d’Arcachon

Photo noir et blanc d'une villa arcachonnaise cachée dans les pins

Mars 1809 le Ruisseau de Lacanau alimente l’eau des moulins 

Plus de dix moulins fonctionnent sur ces 15 kilomètres de rivière sur les trois communes du Barp, Mios et Biganos. 

Le ruisseau de Lacanau a sa source dans la commune du Barp, il est le plus important des affluents girondins de la rivière de Leyre dans laquelle il se jette au lieu dit Arnère, dans le secteur de la papeterie, ancienne Cellulose du Pin, désormais Smurfit Kappa. 

La culture des céréales (blé, froment, orge, seigle) est une production de première subsistance. Les moyens de transport et l’état des chemins ne permettent pas de se déplacer sur de grandes distances, il est donc impératif de moudre sur place les grains nécessaires à l’alimentation. Un inventaire dressé sous Napoléon 1er (1809) recense 985 moulins hydrauliques en Gironde. 

Les noms de ces moulins sont restés dans les mémoires, comme Camparian, Canaussèque, (Le Barp), Paulon, Hazera, (Lacanau de Mios), Pas de l’Âne (Mios), Pontnau, (entre Facture et Mios) Le Moulin de la Cassadote, à Biganos a été plusieurs fois reconstruit et aménagé en pisciculture, il est désormais connu pour son élevage d’esturgeons et production de caviar. 

Le fonctionnement de ces moulins relève d’une grande diversité de situations techniques qui dépend du débit hydraulique, du nombre et du rendement de roues motrices, du nombre de meules, de la déclivité, ces différents facteurs déterminent la productivité. 

Le travail du meunier a une place de choix dans la société rurale. La minoterie est le plus souvent un établissement familial transmis de génération en génération ; il n’est pas rare que père, fils et frère y travaillent. Le responsable est appelé minotier, l’ouvrier chargé de la production est dit meunier. Il nettoie, calibre, stocke, humidifie, le blé avec des temps de macération, puis il fabrique la farine grâce à une succession de passages dans les broyeurs, convertisseurs et tamiseurs, et enfin, il la conditionne. Le minotier est aussi un marchand à l’affut de débouchés commerciaux lui permettant d’acheter et de vendre son blé au meilleur prix.

Les autres éphémérides sur ce lien.

Article de Isabelle Antonutti – Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch. À retrouver sur ce lien : https://www.shaapb.fr/

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