J.F Louis Merlet passe son enfance à Bordeaux. Très jeune, animé par un profond désir d’aventure, il s’engage dans un régiment d’infanterie afin de parcourir le monde. Mais son état de santé fragile entraîne rapidement sa réforme : il souffre en effet de péricardite chronique, de rhumatismes et d’emphysème. Ces maladies ne l’empêcheront pourtant pas de mener une carrière particulièrement active.
En 1918, il devient secrétaire de rédaction aux éditions Floréal, un hebdomadaire consacré au monde du travail. Passionné de peinture, il fonde également une galerie d’art à Toulouse. Esprit curieux et aventurier, il entreprend de nombreuses expéditions lointaines dont il rapporte des reportages qui captivent le public, à une époque où le grand reportage connaît son âge d’or.
Ses enquêtes le conduisent à travers l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Sud. Il collabore à de nombreux journaux nationaux et régionaux, parmi lesquels Grandes Enquêtes, La Volonté, La France de Bordeaux et du Sud-Ouest, Le Petit Niçois ou encore Les Dernières Nouvelles de Strasbourg.
Il devient ensuite secrétaire du député de Guyane, Jean Galmot. Cette fonction l’amène à s’intéresser de près aux conditions de vie des forçats dans les bagnes de Cayenne. De cette expérience naissent plusieurs ouvrages marquants, notamment Vingt Forçats (1925) et Drames et misères du bagne (1928).
Son œuvre poétique, quant à elle, est profondément marquée par la compassion pour les plus démunis. Son recueil La Chanson des mendiants, préfacé par Émile Verhaeren, témoigne de cette sensibilité tournée vers la misère humaine.
En 1925, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur, avec la citation suivante :
« Par ses conférences, ses travaux littéraires et ses campagnes de presse, a activement contribué au mouvement en faveur de la protection du travail et de la lutte contre les fléaux sociaux. »
En 1932, il publie un essai consacré à la paix, dans lequel il propose que la presse utilise son immense pouvoir d’influence pour promouvoir la concorde entre les peuples, en diffusant des messages porteurs d’espoir et en dénonçant les horreurs de la guerre.
Sa vie personnelle est également marquée par trois mariages. En 1900, alors qu’il est employé à la mairie de Bordeaux, il épouse Jeanne Rose Marie Bonnet. En 1910, il se remarie avec la danseuse américaine Edith Langerfeldt. Enfin, en 1920, il épouse Jane Adèle Françoise Joséphine Fazuilhé.
Attaché au bassin d’Arcachon, J.-F. Louis Merlet revient régulièrement dans sa maison de Gujan-Mestras. C’est là qu’il s’éteint le 21 mars 1942, des suites d’un cancer.
Les autres éphémérides sur ce lien.
Article de Isabelle Antonutti – Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch. À retrouver sur ce lien : https://www.shaapb.fr/
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