Début septembre, Valentin Delluc, spécialiste mondial du speedflying s’est élancé à plus de 65km/h pour un ballet aérien des plus spectaculaires au-dessus du Bassin d’Arcachon.
Attention, nous rappelons que cette performance est réalisée par un professionnel.
Crédit vidéo et photo : ©Blue Max Media / Red Bull Content Pool
Un ballet aérien inédit sur le Bassin d’Arcachon
Ce n’est pas inhabituel de voir des parapentistes survoler la Dune du Pilat. Mais ça l’est davantage d’en voir lorsque le vent est fort. Et c’est ce qui a motivé Valentin Delluc. En effet, l’exploit réside principalement dans le fait de frôler la dune et de voler avec un vent soufflant à plus de 65km/h.
Les conditions idéales de vol sont réunies environ 5 fois par an, alors il ne fallait pas louper le coche. D’ailleurs, cela faisait plus de 2 mois que Valentin attendait ce fameux vent pour réaliser cette performance. Au total, la session de vol a duré près de 5 heures, durant lesquelles les figures se sont enchainées pour livrer une vidéo impressionnante.
Voler, une passion depuis l’enfance
Valentin commence par le ski alpin, sur les pistes de Morzine (Haute-Savoie). À 13 ans, il s’oriente vers le freestyle et enchaîne les compétitions. Mais une autre passion l’attire : le parapente. Une initiation à 11 ans suffit à créer un déclic. À 17 ans, il se tourne vers le freeride, puis découvre le speedriding, alliance entre ski et parapente. La discipline est en plein essor, et Valentin Delluc y trouve un terrain idéal pour repousser ses limites.
Grâce à sa voile, il accède à des pentes inexplorées. Très vite, son talent explose : il devient l’un des meilleurs mondiaux. En France, il remporte notamment le championnat national en 2015 et 2016, puis le championnat suisse l’année suivante.
Parmi ses précédents défis : l’Alaska, la Cappadoce en Turquie mais aussi la Nouvelle-Zélande. Valentin a également volé au-dessus des glaciers en Italie et en Suisse et sur les sommets des volcans au Chili. Malgré tout, le speedrider garde les pieds sur terre. Cette discipline est exigeante et non sans danger. « J’ai toujours peur avant de voler. La peur nous fait réaliser qu’on est pas plus fort que tout, il faut rester humble face aux éléments ». La monotonie est à l’opposé du speedriding : « quand on vole dans un nouvel endroit, c’est comme si on réapprenait à voler », confie-t-il. A travers ses exploits, Valentin souhaite aussi mettre en avant la beauté des paysages et faire découvrir des lieux inaccessibles.
Le speedflying, une discipline en plein essor
Valentin Delluc a démarré le speedflying et le speedriding à l’âge de 18 ans. À l’époque, il n’y avait pas d’école pour apprendre la discipline. Mais à l’heure actuelle, certaines stations de ski proposent des stages de speedriding. A la différence du speedflying, le speedriding se pratique l’hiver à la neige. En seulement une semaine, les élèves sont capables de voler seuls au plus proche des montagnes.
Prochain défi pour Valentin : Mammoth en Californie, au printemps.
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