Ne vous y trompez pas : c’est bien le claquement caractéristique de la pelote contre le mur qui a rythmé la fin de saison au bord du Bassin, dans le quartier des Abatilles, à Arcachon, ce vendredi 28 août. À plus de 150 kilomètres de son berceau d’origine, Arcachon s’est imposée au fil des décennies comme l’une des places fortes de la pelote basque.
Tout commence en 1931 sous l’impulsion de l’abbé Jules Anabitarte, fondateur et premier président du club des Pilotaris Arcachonnais. Près d’un siècle plus tard, la tradition persiste et attire encore les foules, venues encourager les équipes locales ou les clubs invités, comme les formations toulousaines venues clore cette saison 2025-2026.
Cette implantation réussie repose sur un triptyque solide : des flux culturels historiques partagés avec le pays basque, un soutien important de la municipalité qui a doté la ville d’infrastructures de haut niveau avec plusieurs frontons et une salle couverte, et une rigueur sportive récompensée par plusieurs titres de champion de France. Un succès populaire et institutionnel qui prouve que la passion de la pelote sait parfaitement dépasser ses frontières originelles.
Tom Keller



