Après la séparation entre Arès et Andernos, des élections sont organisées et Jacques Hazera devient officiellement maire d’Andernos le 20 avril 1851.
On retrouve dans ce premier conseil municipal 3 autres anciens conseillers : Martin Lacaze, Étienne Meynieu, Jean Dubos. Et 7 nouveaux dont les noms de famille sont encore de nos jours, presque tous, bien connus des Andernosiens. Parmi eux : Jean Seguin, Raymond Vilatte, Jean Lacaze, André Despagne. Mais aussi, Jean Berninet, Louis Gardère et Luc Baché.
Deux ne savent pas signer leur nom, seul Luc Baché a reçu une instruction. Ils se retrouvent à la tête d’une commune de 523 habitants, répartis sur 2300 hectares. Les revenus municipaux sont de 1119,04 francs à l’année, très insuffisant pour couvrir les dépenses. En l’absence du maire, son adjoint Pierre Goubet, afin d’améliorer les revenus, fait voter qu’il « autorize à faire extraire la piere pour être vandue« . Il s’agit des pierres récemment découvertes à proximité du cimetière entourant l’église Saint-Éloi. Une « mine d’or » dans ce pays où il n’y a que du sable. Il s’avérera un demi-siècle plus tard qu’il s’agit des vestiges d’une villa gallo-romaine du Ve siècle.
Dès la séance suivante, Jacques Hazera fait annuler cette « autarissation » afin que la pierre soit conservée en vue de la construction future d’une « maison commune ». Cette mairie-école sera enfin construite, dix ans plus tard, avec une partie des matériaux récupérés. Le reste ayant été finalement vendu aux entrepreneurs locaux afin d’améliorer les recettes communales : 1 franc la charrette !
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Article de Ia Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch. À retrouver sur ce lien : https://www.shaapb.fr/



