Histoire du Bassin : en 1890, des calèches à Arcachon

Photo en noir et blanc montrant un groupe de personnes dans une charrette tirée par deux chevaux sur un chemin étroit en forêt. Les hommes portent des casquettes et des vêtements anciens, et la scène semble dater du début du XXe siècle. La végétation dense entoure le chemin, mettant en valeur l'atmosphère rustique et historique de l'image.

« Pour faciliter les promenades aux environs d’Arcachon, un ancien cocher vient de créer une série d’excursions plus attrayantes les unes que les autres, au bord du bassin, de l’océan, du lac, de la forêt et des dunes […] Plusieurs promenades mesurent pas moins de 90km qui se font dans la journée » (L’Avenir d’Arcachon du 7 juin 1896)

Le développement des promenades en calèche

La fin du 19ème voit le développement des promenades en calèche sur le Bassin d’Arcachon. Les voitures à sable étaient alors les seuls véhicules capables de circuler sur les chemins non carrossables de l’époque. Ces calèches étaient dotées de deux grandes roues de 15cm de large tirées par deux chevaux.

Le cocher est toujours très bien habillé, sans avoir le standing du cocher domestique des grandes familles, le convoie diffère cependant du transport de marchandise traditionnel tiré par des boeufs ou des mules.

La société historique estime que le développement du trafic routier conduit à une population équine de plus de 690 chevaux dans la seule ville d’Arcachon en 1890.

Déjections, accidents de la route et entretien des chaussées

Ce développement s’accompagne de nouvelles contraintes. Chaque jour, à Arcachon, on doit éliminer environ 3 tonnes de crottins. Un arrêté municipal oblige les riverains à nettoyer les rues quotidiennement pour ne pas que cela atteigne des proportions incontrôlables, sans parler des odeurs..

Autre problème: la qualité des routes. En 1890, il n’existe qu’une seule route pour accéder au Pays de Buch dont la qualité est largement décriée dans la presse de l’époque. La qualité de la voirie est mise en cause dans les très nombreux accidents de la route répertoriés : en moyenne trois par jour. Mais ceux-ci sont également dus au mauvais entretien des véhicules, aux négligences de cocher, à l’emballement des chevaux.

Le coût du transport

La société historique a fait l’exercice de rapporter le coût moyen d’une course à cheval à notre équivalent en Euro. Il en résulte qu’une heure de course à un cheval revenait à près de 28€. En comparaison, le prix d’un vélo Rousset de 1893 revenait à 4700 € ! Le vélo était même plus cher qu’un cheval dont le coût à l’achat s’élevait à 4000€. À titre de comparaison, la location d’une villa en ville d’hiver était alors de 5640 euros pour une semaine.

En conséquence, très peu de particuliers possédaient une voiture à cheval dont le prix à l’achat et l’entretien étaient très élevés. Posséder une voiture hippomobile est réservé aux gens aisés et aux marchands. D’autant que les possibilités de déplacement étaient restreintes, les chemins forestiers et sablonneux n’étaient praticables qu’avec des voitures spéciales, décrites plus haut.

Les autres éphémérides sur ce lien.

Article de Ia Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch. À retrouver sur ce lien : https://www.shaapb.fr/

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