L’autocar est un mode de transport flexible, avec des arrêts multiples et des fréquences élevées. En 1928, des lignes d’autocars relient le Moulleau, Le Pyla et Arcachon.
Aucunes formalités n’étaient alors demandées pour créer et exploiter des entreprises de transports et de nombreux artisans lancent leurs entreprises. Ainsi, la société Citram est fondée en 1921 par Lucien Durand et elle propose 15 allers retours quotidiens vers Andernos, Arcachon, et le Médoc. En 1932, Citram s’allie avec le constructeur Citroën, en échange de l’achat de 1000 autocars par an. Citram-Citroën absorbe de nombreux transporteurs locaux et accélère son maillage de la Gironde et des Landes. La société construit la gare routière Fondaudège Bordeaux et développe un réseau de transport à partir de Bordeaux.
Bordeaux-Arcachon et Bordeaux-Cap Ferret : le succès
En 1935, deux lignes rencontrent un fort succès : celle vers Arcachon et l’autre vers le Cap Ferret. Dix autocars circulent chaque jour desservant Arès et la cote noroît. La route vers le Cap Ferret a été construite seulement depuis quelques années. 12 bus par jour circulent vers Arcachon avec 20 stations desservies. A partir de 1949, cette ligne est suspendue car elle concurrence la SNCF. L’autocar est moins cher pour l’usager et aussi plus rentable pour l’exploitant.
Hormis quelques lignes exceptionnelles vers Lacanau ou Arcachon, le service des autocars supplante progressivement le chemin de fer pour des stations mal desservies. La route est une solution pour remplacer des liaisons ferroviaires déficitaires. Avec le développement exponentiel de la voiture individuelle, les transports en commun jouent un rôle de plus en plus secondaire dans l’accès aux stations balnéaires.
Article de Isabelle Antonutti – Société historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch – SHAAPB
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