Ce jeudi 9 juillet, les élus du SIBA ont approuvé le choix du délégataire de service public des eaux usées sur le Bassin d’Arcachon. Désormais, il n’y a plus qu’un seul délégataire pour le territoire du SIBA (10 communes riveraines, Mios et Marcheprime) : VEOLIA.
L’assainissement sur le territoire du SIBA, en quelques chiffres :
- 90 567 abonnés ; 143 195 habitants permanents
- 1 collecteur principal (70 km)
- 1 réseau secondaire (1 235 km)
- + de 460 postes de pompage
- 9 bassins de sécurité (capacité globale de 344 000 m3)
- 6 stations d’épuration SIBA
- 34 400 m3 traités par jour (+ 1 station d’épuration privée SMURFIT WESTROCK)
- 1 émissaire de rejet en mer : le Wharf de la Salie 60 000 m3/jour (dont la moitié correspondant aux effluents industriels traités de SMURFIT)
- 3 zones de rejet végétalisées (Mios, Lacanau de Mios et Marcheprime)

Un seul délégataire pour le territoire du SIBA
À compter du 1er janvier 2027, le service public de l’assainissement collectif des eaux usées des 12 communes du SIBA sera confié à un délégataire unique pour une durée de 8 ans, jusqu’au 31 décembre 2034.
Il s’agit d’un contrat de délégation de service public (DSP). Ce dispositif ne constitue pas une privatisation : le SIBA demeure propriétaire des ouvrages et des équipements, tandis que leur exploitation est confiée à une entreprise privée, sous le contrôle permanent du syndicat.
La procédure de sélection a débuté en février 2025. Six entreprises ont déposé leur candidature. A l’issue d’un long processus de négociations et d’analyses, les élus du SIBA ont approuvé, lors du comité syndical du 9 juillet 2026, le choix du futur délégataire. Le contrat 2027-2034 est confié à Veolia, qui assurera l’exploitation du service sur l’ensemble des 12 communes du territoire.
Contrat 2027/2034 : focus sur les eaux parasites
Pour désigner le futur délégataire, le SIBA a élaboré un cahier des charges particulièrement exigeant, intégrant de nouvelles priorités pour améliorer les performances du réseau d’assainissement. L’un des principaux objectifs est de mieux détecter et réduire les entrées d’eaux claires parasites. Une astreinte spécifique dédiée au réseau pluvial sera également mise en place.
Sur les ouvrages privés : plus de contrôles pour identifier et lutter contre les entrées d’eau claire parasite, portant sur :
- Les installations intérieures de tous les nouveaux abonnés
- Les branchements existants, également par temps de pluie du réseau de collecte, de jour comme de nuit
Des procédures coercitives seront aussi mises en places sur les propriétés privés pour résorber les non-conformités avec un suivi précis et dans des délais contractuels.
Suite des engagements
En matière de gestion de crise : des procédures avec un niveau maximal de sécurité et de sureté des systèmes d’assainissement. Capacité d’intervention en exploitation mais aussi un haut niveau en matière de cybersécurité.
Si les objectifs fixés dans le contrat ne sont pas atteints : un régime de pénalités sera appliqué.
Au niveau tarifaire : la facture globale de l’eau pour l’usager augmentera d’environ 15 % pour répondre aux objectifs et à l’ambition du SIBA en matière de lutte contre les eaux claires parasites. C’est un élément clé pour améliorer la résilience de notre territoire face aux évènements climatiques.
Objectif « zéro débordement » : des mesures spécifiques
Le déploiement d’un jumeau numérique du réseau de collecte des eaux usées :
- Optimisation dynamique de la mobilisation des bassins de sécurité en fonction de la sollicitation des réseaux et des conditions météo.
- Le délégataire s’engage à lancer une étude auprès de la Société ES2 (spécialisée en anticipation et gestion des risques opérationnels) en vue de la mise en place d’une Force d’Action Rapide (FAR).
- La mobilisation renforcée des équipes, en cas de crise : mise en oeuvre d’une application CRISIS (accessible 24h/24 et 7j/7).
Des investissements ciblés :
Exemple de la lutte contre les eaux claires parasites : nappes et eaux pluviales
12,8 millions d’euros sur la durée du contrat avec un renforcement des contrôles de conformité des installations (2750/ an contre 1000/an actuellement).
Exemple de l’optimisation de la production de biogaz de la station d’épuration de La Teste de Buch
La production de biogaz dans l’unité de méthanisation de la STEP de La Teste permet aujourd’hui d’injecter l’équivalent de la consommation de 700 foyers. La mise en place de 2 tours de lavage de gaz va permettre d’être plus performant en diminuant les phases d’arrêt.
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