Pour faire face aux effets croissants du changement climatique, le Bassin d’Arcachon accélère sa transition. Réunis à Belin-Béliet, ce 25 novembre 2025, les représentants de l’État, de la Région, de l’Agence de l’eau Adour Garonne et des communes et acteurs de l’eau– au total 33 partenaires – ont officialisé le lancement du contrat Eau & Climat « Fleuve et côtiers du Bassin d’Arcachon ».
Un programme prévisionnel sur 63 communes
Cette feuille de route sur 6 ans vise à accélérer collectivement une meilleure gestion de l’eau à l’échelle de 63 communes, avec un programme opérationnel.
Ici, le risque zéro n’existe pas. Sécheresses longues, pluies intenses, crues soudaines : la gestion de l’eau constitue un véritable défi. Alors que les eaux ont longtemps été drainées pour accélérer leur écoulement, les actions menées aujourd’hui empruntent un tout autre chemin : reméandrer les cours d’eau et grands fossés, reconnecter et restaurer les zones humides. Objectif : ralentir les flux, retenir l’eau là où elle tombe et donner davantage de place aux Solutions Fondées sur la Nature (SFN).
« Le territoire fonctionne comme un laboratoire à ciel ouvert », résume le président de l’Agence de l’Eau Adour Garonne.
Et les enjeux sont multiples : protéger la qualité de l’eau, essentielle notamment pour la conchyliculture mais aussi limiter l’impact d’un bassin versant immense : 4 000 km² dont dépend directement le Bassin d’Arcachon, alors que le SIBA, lui, n’en couvre que 900.


Au total, 153 opérations, pour un montant estimé à 105 millions d’euros, vont être engagées.
Le contrat se veut évolutif, avec une volonté claire : aller vite. « Nous travaillons sur ces sujets depuis plusieurs années, mais ce nouveau cadre permet d’accélérer ». Un impératif alors que les inondations de ces dernières années ont rappelé la fragilité du territoire.
« Nous sommes passés d’une époque où il fallait évacuer l’eau au plus vite à une époque où il faut ralentir les écoulements et restaurer les capacités naturelles d’infiltration ».
Entre 2024 et 2028, le SIBA accélère ses investissements sur 900 km2 dont il a la charge. L’enjeu dépasse largement les seules communes riveraines du Bassin d’Arcachon : il implique l’ensemble du territoire, de la pointe du Médoc aux Landes. Et c’est précisément pour fédérer les acteurs et coordonner l’action à l’échelle des 4 000 km² du bassin versant que le SIBA devient l’animateur du contrat Eau & Climat signé ce jour.
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