2èmes rencontres de la Clinique d’Arcachon : cohésion entre praticiens et médecine de ville

Il y a quelques jours, Grégoire Germain, Directeur de la Clinique d’Arcachon et le Docteur Pierre Bothorel, Président de la CME CARC ont reçu plus de 200 médecins généralistes, infirmières et infirmiers libéraux mais aussi kinésithérapeutes du Bassin d’Arcachon, invités à l’occasion des 2èmes rencontres de la Clinique d’Arcachon. 5 conférences passionnantes dispensées par des spécialistes et praticiens de la Clinique, la présence de stands de partenaires et diverses animations ont constitué le programme de      la soirée.

C’est après le retour très positif obtenu l’année dernière par la Clinique d’Arcachon suite au lancement de ces rencontres entre professionnels qu’une seconde édition s’est naturellement imposée. Un public de plus 200 personnes dont de nombreux médecins généralistes, infirmiers et infirmières libéraux mais aussi kinésithérapeutes du Bassin d’Arcachon, invités de marque de la soirée, s’était donné rendez-vous à la Brasserie Mira autour des organisateurs, intervenants, personnel soignant de la Clinique et partenaires. Comme l’ont rappelé Grégoire Germain, Directeur de la Clinique d’Arcachon et le Docteur Pierre Bothorel, Président de la CME CARC, l’objectif d’une telle manifestation est véritablement de renforcer le lien entre les professionnels de la santé de ville et les professionnels de la Clinique afin d’améliorer le parcours du patient.

La prise en charge de l’hypertrophie bénigne de la prostate

Le Docteur Poulain, urologue à la Clinique d’Arcachon a ouvert le cycle de conférences avec humour et pédagogie en présentant « Les nouveautés dans la prise en charge chirurgicale de l’hypertrophie bénigne de prostate ». Il a passé en revue les différents traitements existants (médicaux comme chirurgicaux) pour soigner cette pathologie qui touche les hommes après 50 ans déclenchant de fréquentes envies d’uriner. Près de 70 000 interventions par an sont pratiquées en France. S’appuyant sur des cas cliniques, le Docteur Poulain a détaillé les avantages et les inconvénients des nombreuses techniques utilisées à travers le monde, insistant sur la nécessité de bien informer le patient quelle que soit l’option choisie.

Les apnées du sommeil

Le Docteur Eric Albert a proposé une conférence intitulée « SAOS – Syndrome d’Apnées – Hypopnées Obstructives du Sommeil ». Ce syndrome, qui toucherait entre 4 à 10% de la population adulte française, est caractérisé par la répétition au cours du sommeil d’épisodes de fermeture partielle ou complète des voies aériennes supérieures entraînant une diminution (hypopnée) ou un arrêt complet (apnée) de la respiration pendant au moins 10 secondes. Il multiplierait par 4 les risques d’AVC. Il convient donc de mettre en place une prise en charge particulière de ces patients et ainsi qu’une vraie stratégie anesthésique car certaines chirurgies peuvent s’avérer à risques.

Les prothèses de hanche et de genou

Les Docteurs Benquet et Pommepuy ont poursuivi la soirée en exposant « La prise en charge des Prothèses Totales de Hanche (PTH) et Prothèses Totales de Genou (PTG) par les techniques de la RAAC (Récupération Améliorée après Chirurgie) : bénéfices et inconvénients ». Ils ont rappelé la définition du concept de RAAC qui nous vient d’Europe du Nord, basé sur une amélioration de l’information, une autonomisation rapide du patient, une prise en charge adaptée et des techniques chirurgicales peu invasives. L’objectif étant une hospitalisation la plus rapide possible pour le bien-être du patient et un rétablissement précoce. Une collaboration entre anesthésiste, médecin de ville, chirurgien, kinésithérapeute et infirmier est essentielle pour mettre en place les mesures pré, per et post-opératoires nécessaires au bon déroulement de l’intervention.

La collaboration entre chirurgien, infirmière spécialisée et médecine de ville

Aude Jacquinot, infirmière stomathérapeute a expliqué concrètement en quoi pouvait consister « La collaboration chirurgien et infirmière spécialisée avec la médecine de ville » en s’appuyant sur un cas clinique très grave de plaies traumatiques suite à un écrasement du genou pris en charge en urgence par la Clinique d’Arcachon. En effet, trois semaines après l’accident, une importante nécrose s’est installée et infectée, mettant en jeu le pronostic vital de la patiente et la survie de la jambe touchée. Suite à la prise en charge chirurgicale et à un traitement en caisson hyperbare, une procédure de prise en charge des plaies a été mise en place avec une thérapie par pression négative (technique à la fois indolore et atraumatique permettant d’accélérer la cicatrisation) Cette prise en charge, menée en pluridisciplinarité entre le chirurgien, l’infirmière spécialisée en cicatrisation, les infirmières de la Clinique puis les infirmières libérales, a permis d’obtenir rapidement des résultats spectaculaires permettant de pratiquer une greffe de peau et de finaliser cette cicatrisation en 3 mois. Il s’agit d’une très belle réussite d’une collaboration pluridisciplinaire au service de la patiente qui a pu cicatriser rapidement avec un excellent résultat tant au niveau de la cicatrisation que de la mobilité du genou.

La gestion des médicaments anti-thrombotiques en péri-opératoire

Les Docteurs Dubiez et Mas, cardiologues, ont conclu ces conférences avec « La gestion des médicaments anti-thrombotiques en péri-opératoire ». Il s’agissait d’attirer l’attention des praticiens sur la problématique liée à l’utilisation des antiagrégants plaquettaires et des anticoagulants lors du parcours du patient. Un panorama des actes chirurgicaux a donc été réalisé afin d’identifier le risque hémorragique selon les procédures. Le cardiologue va évaluer le risque thrombotique du patient. L’anesthésiste, le chirurgien et le cardiologue doivent expliquer au patient les risques hémorragiques et thrombotiques et gérer la prise des médicaments anti-thrombotiques dans l’intérêt du patient.

Cette soirée a été l’occasion pour la Clinique d’Arcachon de montrer aux professionnels de la santé du territoire et, plus particulièrement, aux médecins généralistes, infirmiers et infirmières libéraux, kinésithérapeutes le dynamisme de la structure, son développement avec l’arrivée de jeunes praticiens et la qualité de sa démarche pour une meilleure prise en charge des patients. Une nouvelle édition des Rencontres de la Clinique d’Arcachon est d’ores et déjà prévue l’année prochaine.

A propos de la Clinique d’Arcachon…

La Clinique d’Arcachon, membre du Groupe Bordeaux Nord Aquitaine, située au Pôle de Santé d’Arcachon, propose une offre de soins complète et innovante de proximité avec des parcours patients personnalisés. Les spécialités et activités sont les suivantes : orthopédie et traumatologie, oto-rhino-laryngologie, ophtalmologie, urologie et urodynamique, chirurgie digestive, viscérale, bariatrique, proctologie, gastro-entérologie, vasculaire, cardiologie et épreuve d’effort, oncologie/chimiothérapie, anesthésie/réanimation, chirurgie esthétique, plastique, reconstructrice, soins de suite et de réadaptation, radiologie, angiologie, gynécologie, sénologie et carcinologie, stomathérapie, stomatologie, maxillo-faciale.

La Clinique dispose d’une capacité d’accueil de 61 lits d’hospitalisation et de 44 places d’hospitalisation de jour, accueille 10 000 patients par an et emploie 115 salariés.

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