Robert Mora, figure gujanaise, est décédé

Figure emblématique du Bassin, le gujanais Robert Mora est décédé hier.

Ostréiculteur retraité, nous l’avions rencontré en 2022 avec son épouse Gisèle. Tous les deux nous avaient raconté leur vie consacrée à l’ostréiculture et leurs souvenirs dans les parcs à huîtres du Bassin.

Nous vous proposons de voir ou revoir le reportage.

Grande dégustation d’huître en soutien aux ostréiculteurs

La Ville de Mios organise une dégustation d’huîtres sur son marché, dimanche 11 février à partir de 11h, en soutien à la filière ostréicole du Bassin d’Arcachon.

Les huîtres, offertes par la Municipalité, seront proposées par les ostréiculteurs vendant habituellement leurs produits sur la commune.

Pour les accompagner, le Comité des Fêtes de Mios proposera, à la buvette associative du marché, des verres de vin blanc.

« Minute Mug » La meilleure pizza de France sera-t-elle testerine ?

Nouveau rendez-vous ! L’interview du matin autour d’un café… c’est la « Minute Mug ». On commence la journée avec gourmandise et légèreté aux côtés de Pierre et Thomas, qui représenteront le Bassin, le 5 février prochain à Bordeaux, au concours de la meilleure pizza de France…

UN mug, UN quiz, UNE minute… c’est parti !

Marcheprime – Mise à jour : levée des barrages à 18h30

Mise à jour: levée des barrages en cours depuis 18h30

???? EN DIRECT – BLOCAGE Une quarantaine de tracteurs bloquent actuellement l’autoroute A63 dans les deux sens au niveau de l’échangeur 23 à hauteur de Marcheprime.

L’échangeur est laissé fonctionnel pour permettre aux usagers de pouvoir quitter l’autoroute.

Néanmoins le secteur est à éviter car des bouchons sont formés en direction du Barp et du centre-ville de Marcheprime.

Ce blocage fait suite au mouvement social des agriculteurs qui devraient lever le dispositif dans la soirée.

Votre émission Terre de Mers est bientôt de retour !

Votre émission Terre de Mers est bientôt de retour ! Rendez-vous le 30 janvier !

Quand les petits ruisseaux font le grand Bassin…

Le saviez-vous ? chaque année, plus d’un milliard de m3 d’eau douce venu des terres landaises et médocaines, transite par le Bassin d’Arcachon, … Au total, ce sont 32 cours d’eau qui convergent vers notre plan d’eau.

À la découverte de l’eau douce du Bassin d’Arcachon, Terre de Mers vous emmène dans son sillage…

Éphéméride / C’était en janvier… au camp militaire du Courneau

Les hommes des colonies françaises d’Afrique sont mobilisés dès 1914 pour participer aux combats de la Première Guerre mondiales. Toutefois, ces combattants supportent mal les rigueurs de l’hiver européen. Les autorités militaires françaises construisent alors des camps d’hivernage à Fréjus (Var) et à La Teste de Buch. Le Courneau est le nom d’une parcelle de la Grande Montagne de La Teste située sur le côté est de la forêt usagère.

Le camp accueille entre 1916 à 1917 plus de 27 000 hommes. Ces soldats arrivent du Sénégal, Haut-Sénégal et Niger (actuel Mali), de Mauritanie, de Guinée, de Côte-d’Ivoire, du Dahomey (actuel Bénin). Ils sont appelés les bataillons de tirailleurs sénégalais, ils débarquent à Bordeaux et rejoignent La Teste à pied. Des peuples et ethnies différentes se côtoient ; des Bambaras Toucouleurs, Gourmas, Djermas, Wolof, Mandingues apprennent un langage commun dans un français simplifié pour comprendre les ordres et vivre en communauté. Ils reçoivent aussi une instruction militaire.

Le camp comprend 400 baraquements, un hôpital et des lieux d’entrainement. L’aménagement est sommaire, les soldats dorment sur le sol dans les litières rembourrées de pailles et de fougères chauffage poêle à bois. La réputation du climat sain du bassin d’Arcachon aurait dû permettre à ces soldats de passer un hiver loin des rigueurs du front de l’est. Mais les moyens ont manqué pour construire un camp correct. Une puissante humidité imprègne les lieux avec les marécages qui entourent le camp et les recrues contractent des maladies respiratoires. Les tirailleurs sont victimes du pneumocoque, d’affections pulmonaires , de la rougeole, de la tuberculose.

Le camp du Courneau est baptisé le « camp de la misère ».

Blaise Diagne, premier député sénégalais, dénonce au Parlement ces conditions d’hivernage déplorables. Le Service de Santé militaire alerte sur la grande insalubrité du camp et demande entre autre que le sol des baraquements soit surélevé et que des fossés d’écoulement des eaux pluviales soient creusés entre les cabanes. Il recommande même l’évacuation des lieux vers des endroits plus cléments. Plus de 1000 africains sont morts dans ce camp loin du front et de la guerre. La nécropole nationale de la Teste de Buch, situé au lieu-dit Natus, sur le chemin 214, appelé aussi la route des Sénégalais, regroupe les corps de 956 tirailleurs sénégalais, 9 Russes et 2 Français décédés à l’hôpital du camp d’instruction du Courneau.

Ce monument demeure ainsi le seul vestige du camp.

Article de Isabelle Antonutti – Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch