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Érosion du trait de côte : la plage du petit nice a perdu 250 mètres en un demi siècle

Dans le cadre d’un déplacement de la députée Sophie Panonacle sur les plages du littoral testerin, le nouveau Directeur Landes et Nord Aquitaine de l’ONF à pu dresser un nouvel état des lieux de l’érosion, en particulier sur la plage du Petit Nice où avait lieu la visite.

Cette zone de la commune de la Teste, largement soumise au phénomène d’érosion côtière et très fréquentée par les touristes (900 000 visiteurs annuels), fait l’objet d’un suivi permanent par les équipes de l’ONF, en lien avec l’Observatoire de la Côte Aquitaine et la Mairie. Cette dernière est engagée dans une stratégie locale de gestion intégrée du trait de côte comme la commune de Lège-Cap-Ferret.

Ici et depuis la Seconde Guerre Mondiale, le trait de côte a reculé de 250 mètres. Chaque année, au gré de l’assaut répété des vagues, le cordon dunaire diminue un peu plus. En 2013, ce sont 25 mètres qui ont ainsi été perdus en raison des tempêtes.

De multiples facteurs combinés expliquent, comme à la pointe du Cap-Ferret, cet important phénomène d’érosion du trait de côte. L’érosion marine chronique, la répétition et la violence des tempêtes, la mobilité du banc d’Arguin et de la passe sud sont largement responsables de l’évolution du phénomène.

Sophie Panonacle a pu à nouveau observer les conséquences de cette érosion : déplacement du poste de secours à trois reprises depuis juillet 2010, effondrement d’une piste cyclable ou encore disparition brutale d’une partie de l’estran au cours d’un hiver.

Les équipes de l’ONF lui ont présenté les actions mises en œuvre pour limiter le recul du cordon dunaire et favoriser un nouvel engraissement de la plage. Ainsi, grâce à une gestion souple des dunes littorales et des méthodes naturelles qui permettent de piéger le sable, en certains endroits du site l’évolution du trait de côte est positive.